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Publié dans notre magazine n°135 - septembre & octobre 2019

Tous vivants ! Epidode 6

Pierre Jouventin, écologue :
« L’homme moderne est un animal raté »

Dans son dernier livre d’entretien mené avec l’économiste Serge Latouche, l’écologue et éthologue français Pierre Jouventin plaide « pour une écologie du vivant ». Conversation autour de l’homme, cet « animal raté », et son rapport désastreux à l’environnement.

Pierre Jouventin a passé sa vie à étudier les animaux, les hommes et leurs milieux. Il a arpenté les grands espaces vierges de la forêt équatoriale au Pôle Sud, des Terres australes à l’archipel de Crozet, observant les oiseaux marins, les ragondins, les phoques, les loups et bien d’autres mammifères pour tenter de comprendre la « face cachée de Darwin » et « l’animalité de l’homme », comme il les appelle dans un ses nombreux ouvrages (Libre & Solidaire, 2014).

En Antarctique, cet ancien directeur de recherche au CNRS a observé la vie du manchot empereur et assisté avec effroi à la fonte des glaces. Dans les forêts d’Afrique, il a vu les pygmées s’épuiser à la chasse et goûter malgré tout au bonheur. Dans le sud de la France, il a vécu aux côtés d’un loup en captivité (et conté cette aventure singulière dans Kamala, une louve dans ma famille, Flammarion, 2012) et déconstruit notre rapport à cet animal sauvage tant redouté.

Aujourd’hui, l’éthologue se demande comment l’écologie scientifique permettra aux hommes de lutter efficacement contre les désordres climatiques.

En 1975, vous avez élevé chez vous une jeune louve. Une démarche qui, à l’époque, avait suscité la controverse et serait aujourd’hui interdite. Après des années de recherches, vous êtes arrivé à la conclusion que l’homme entretient davantage de similitudes avec le chien qu’avec le chimpanzé.
Effectivement. Avant la révolution néolithique et l’invention de l’agriculture, il y a dix mille ans, l’homme était un chasseur de gros gibiers. Il était même le seul primate à être spécialisé dans la chasse qu’il pratiquait en groupe. A ce titre, il occupait la même niche écologique que le loup qui se rassemble en meute pour également chasser le gros gibier. Il y a dans ces similitudes des convergences psychologiques et sociales entre les deux espèces. Comme les loups, nous sommes très sociaux. Nous avons tendance à coopérer, ce que les loups font d’instinct. Il existe donc des convergences psychologiques et, dans un certain sens, émotives entre l’homme et le loup. J’en veux pour preuve que ce dernier est l’ancêtre du chien avec lequel nous (...)

=> Lire l’intégralité de cet entretien dans notre magazine.

Photo : D.R.

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