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Apprendre


Publié dans notre magazine n°135 - septembre & octobre 2019

Climat

La nouvelle guerre
du Vietnam

Parmi les cinq pays les plus affectés de la planète, le Vietnam fait face à l’intensité des bouleversements climatiques. La Belgique, qui vient de clôturer son programme de coopération, y a financé des projets ambitieux d’adaptation. Coincée entre les deltas du Mékong et du Fleuve rouge, entre montagne et mer, la province de Hà Tinh veut résister à la fureur des éléments et limiter les migrations en cours. Immersion en période sèche.


Christophe Schoune

Séparés de la lagune par une digue en béton, les bassins d’aquaculture se succèdent. Les uns après les autres, ils dessinent le puzzle côtier de la commune de Thach Mon, dans la province de Hà Thin, une des plus pauvres du pays. Thi Kim Cuc sort de sa poche un chapeau en forme d’origami. Elle le déplie sous un vent puissant, se protège du soleil, avant de plonger vers la jeune mangrove qui tourne le dos aux bassins de crevettes.

« La mangrove est une forêt marine qui protège les zones côtières des tempêtes et des typhons, elle joue un rôle très important dans la séquestration du carbone et permet de maintenir une sécurité alimentaire en procurant des revenus de pêches aux femmes, principalement, constate la professeure d’écologie à l’université de Thuyloi, à Hanoï. Cette zone de 165 hectares a été plantée en décembre dernier grâce au soutien de la coopération belge. Elle se porte bien ! Les communautés commencent à comprendre qu’il est important de restaurer ce qui a été détruit ces dernières décennies. Contrairement au développement non soutenable de l’aquaculture en bord de mer. »

Chiffres à l’appui, la chercheuse soutient la pertinence socioéconomique des programmes de restauration de ces forêts immergées. Dans une étude réalisée pour l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), Thim Kim Cuc a démontré que le nombre de personnes récoltant quotidiennement des coquillages et crustacés dans les mangroves restaurées est supérieur d’environ 30 à 40 % à celui des mangroves plus clairsemées. « La valeur déclarée de la collecte de produits aquatiques était six fois supérieure dans les forêts matures que nous avons analysées dans plusieurs communes du Nord en 2013, note-t-elle. C’est d’autant plus important que les femmes, davantage touchées par la pauvreté, sont les premières à bénéficier de cette activité économique. »

Malmené par les pressions foncières dues à la croissance démographique, le développement de l’aquaculture et de l’industrie, l’écosystème mangrove a perdu (...)

=> Lire l’intégralité de ce reportage dans notre magazine.

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