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Publié dans notre magazine n°136 - novembre & décembre 2019

Prospective

Paris
en pleins champs

2050. La fin du pétrole abondant a signé l’arrêt de mort de la voiture. A Paris, le rail structure le transport de personnes et de marchandises. La population francilienne a diminué de 45 % et l’Ile-de-France a créé huit biorégions. La consommation de chaque citoyen ne dépasse pas une tonne d’équivalent pétrole par an. Cheville-ouvrière d’un travail inédit, Agnès Sinaï, de l’Institut Momentum, trace les contours d’un futur contraint, mais désirable. Utopie ?

Sur une table d’un bistrot parisien où nous nous sommes fixé rendez-vous, Agnès Sinaï dépose avec délicatesse la plaquette Biorégions 2050 — l’Ile-de- France après l’effondrement. En couverture, les traits d’une Tour Eiffel en ruines se confondent à ceux d’un nouveau village urbain. « C’est un scénario de rupture ! », sourit la fondatrice de l’Institut Momentum. Cette étude prospective fait ni plus ni moins basculer les douze millions de Franciliens dans une société post-matérialiste d’ici la moitié du siècle.

Trois années auront été nécessaires pour établir la cartographie possible de la métropole parisienne et de ses nouvelles dynamiques territoriales à l’horizon 2050. Imprégnée par ce travail intense fait d’allers-retours sur le terrain et d’échanges entre experts, Agnès Sinaï mesure combien les conclusions de ce rapport auront d’abord bousculé… ses commanditaires.

« Ce travail a été financé par le Forum Vies Mobiles, qui est une émanation de la SNCF, raconte la journaliste environnementale et essayiste. Le point de départ, c’était la question de la mobilité. L’idée était de scénariser une Ile-de-France sans voitures d’ici 2050, de soutenir des aménagements pour boucler une trame verte, recyclable, continue dans l’ensemble de la région francilienne. D’imaginer la descente énergétique assez forte d’une région dépendante aujourd’hui à 96 % des produits pétroliers. On est parti de la conviction qu’on ne pouvait pas remplacer des voitures thermiques par des voitures électriques. On a proposé un scénario de rupture au Forum Vies Mobiles qui a accepté l’idée d’une indispensable décroissance de la mobilité… ».

Les scénarios de rupture, c’est un peu le prisme de lecture et de ré-envisagement du monde de l’Institut Momentum, créé voici huit ans par Agnès Sinaï et Yves Cochet, l’ancien ministre et député écologiste français. Un laboratoire d’idées dont (...)

=> Lire l’intégralité de cet article dans notre magazine.

Photo : Christophe Schoune

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