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Publié dans notre magazine n°136 - novembre & décembre 2019

Le labo

Entraide
en temps de crise


L.d.H

A Roux, près de Charleroi, le Centre d’enseignement supérieur pour adultes accueille une formation pas comme les autres. Son objectif : développer des « cellules dormantes de résilience » pour mieux affronter des situations de crise. Immersion pendant 24 heures au cœur d’une catastrophe nucléaire simulée.

Dix-sept heures dans les locaux du CESA, le Centre d’enseignement supérieur pour adultes, à Roux (Charleroi). Nous sommes samedi, des salles de classe sont occupées. Soudainement, des manifestants surgissent, envahissent les couloirs. Ce sont des membres du Black Green Rebellion. On entend des explosions à l’extérieur. Les occupants d’une classe sont emmenés vers un hall, dans une autre partie du bâtiment et sont priés d’y rester en attendant d’en savoir plus. « On est bien, rigolent-ils en pointant les distributeurs de boissons et de friandises, on a des réserves ! » Mais voilà que résonne une sirène, et un message d’alerte tourne en boucle : « Ceci n’est pas un exercice ! Restez enfermés et calfeutrez portes et fenêtres ! »

C’est ainsi que démarre la mise en situation de vingt-quatre heures des dix participants à la formation en urgence socio-humanitaire organisée par le CESA et COREsilience, « Comment favoriser la résilience en période de crise ? ». « C’est un peu comme un brevet de secourisme, expliquent Laurent Van Eeckhoudt et Marie-Claire Peters, les créateurs de la formation. Ouverte à tout le monde, elle permet de constituer des ‘‘cellules dormantes de résilience’’ avec des personnes qui, en cas de crise, vont savoir favoriser l’entraide, trouver les points qui peuvent être toxiques dans une telle situation et les contrer. »

Dans les locaux de l’école, Erika, Guy, Damien, Elisabeth et les autres cherchent où se mettre à l’abri. La grande classe du milieu, sans fenêtre sur l’extérieur, semble la plus judicieuse. « Moi je ne suis pas du genre à paniquer facilement », constate Jean-Claude, flegmatique, la soixantaine, légère barbe et cheveux grisonnants. Valérie Wiels, professeure en gestion de groupe munie d’un gilet jaune, tourne autour du groupe avec une petite caméra à la main. Avec ce gilet, elle est « invisibilisée » et rapidement ignorée par les participants. Lui aussi vêtu d’un gilet, Laurent Van Eeckhoudt se glisse dans la pièce et forme silencieusement un « T » avec ses mains. Chacun sort un bloc-notes et se met à écrire.

Au fil des vingt-quatre heures, quelques moments de pause seront ainsi prescrits, le temps pour les participants de coucher sur papier leur ressenti, ce qui leur passe par la tête et (...)

=> Lire l’intégralité de cet article dans notre magazine.

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