article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3

Découvrir


Publié dans notre magazine n°136 - novembre & décembre 2019

Les lanceurs d’avenir

Kaya
La voix d’une autre économie

Née peu avant les élections de mai dernier, la coalition des entreprises de la transition écologique (Kaya) a apporté son grain de sel, ces derniers mois, pour remettre en cause le modèle dominant et « insoutenable » de croissance véhiculé par le monde patronal, voire politique… Six mois plus tard, l’enfant se porte comme un charme et rêve d’un monde nouveau.

« Cette initiative est partie d’une réflexion conjointe avec Frédéric Chomé (NDLR : bureau Factor X, lire Imagine n°113), note Marc Lemaire, cofondateur de Kaya et acteur au long cours de l’économie de la transition. Le cercle s’est vite élargi. Nous étions quarante au mois de mai et sommes cent soixante-huit aujourd’hui. Les demandes d’adhésion affluent. Nous n’avons cependant aucun objectif quantitatif. Seules la qualité et la justesse de nos propositions importent. »

Ces attentes, formulées dans un cahier de plaidoyer diffusé avant les élections, portent sur les conditions nécessaires pour établir un « nouveau contrat social » susceptible d’éviter tout à la fois le crash climatique et l’augmentation des inégalités [1]. « En tant qu’être humain, nous passons près de 700 000 heures sur Terre, note Marc Lemaire. L’économie doit être au service du sens à donner à ce passage éclair… »

Pour soutenir cette réflexion philosophique autant qu’économique, Kaya souligne l’intérêt des prises de position de Jacques Crahay, le président atypique de l’Union wallonne des entreprises (UWE), qui a questionné ces derniers mois le rôle sociétal des entreprises, au grand dam d’une partie de ses coreligionnaires déboussolés (lire Imagine n°135).

Comment la coalition Kaya perçoit-elle les deux déclarations de politique régionale à Bruxelles et en Wallonie ? « Elles vont dans la bonne direction, mais demeurent toutefois insuffisantes pour être à la hauteur des défis environnementaux comme la protection du climat et de la biodiversité, ponctue Marc Lemaire. L’objectif climatique devrait porter sur une diminution de 80 % des émissions de gaz à effet de serre en 2030 pour ne pas dépasser une augmentation moyenne des températures de 2°. Pour y arriver, il convient de revoir la manière de comptabiliser les émissions en intégrant celles liées à la consommation de biens importés. Cela nous permettrait de prendre des mesures fiscales susceptibles de développer une économie vertueuse au service de l’humain et de la transition. Cela enlèverait aussi le projecteur placé en permanence sur l’industrie comme c’est le cas actuellement. »

Résolu à se faire une place à la table des acteurs dominants, Kaya peut compter sur ses nombreuses connexions avec la société civile pour faire valoir sa légitimité. « Kaya fonctionne de manière organique et est très bottom-up. Il faudra sans doute professionnaliser l’organisation pour éviter l’épuisement et renforcer l’impact de nos propositions. Mais nous représentons une force énorme qui repose avant tout sur des citoyens déterminés et en mouvement… »

Christophe Schoune

=> Découvrir d’autres « lanceurs d’avenir » dans notre magazine.

[1www.groupeone.be/wp-content uploads/2019/08/Manifeste-et plaidoyer_140819.pdf

article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3


Paris
en pleins champs

2050. La fin du pétrole abondant a signé l’arrêt de mort de la voiture. A Paris, le rail structure (...)

Lire la suite

Entraide
en temps de crise

L.d.H A Roux, près de Charleroi, le Centre d’enseignement supérieur pour adultes accueille une (...)

Lire la suite