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Apprendre


Publié dans notre magazine n°136 - novembre & décembre 2019

Du Nord au Sud. Et à l’envers

Les jouets
de la honte

Dans la province de Guangdong, au sud de la Chine, quatre millions d’ouvrières fabriquent une petite moitié des jouets vendus dans le monde par les grandes marques (Mattel, Hasbro, Disney…). Conditions de travail épouvantables, insécurité, salaires de misère… Les ONG se mobilisent.


JD Hancock

A quelques semaines de la visite de Saint-Nicolas et du Père Noël, tout le monde n’est pas à la fête, notamment les quatre millions de travailleuses des usines chinoises fabriquant à la chaîne les jouets vendus par la plupart des grandes marques occidentales. La production made in China, alimentant pratiquement 80% du marché mondial, est concentrée dans la seule province de Guangdong (Canton), au sud du pays, face à Hong Kong, et repose quasi exclusivement sur une main d’œuvre féminine, âgée de 15 à 30 ans en moyenne et originaire de régions pauvres et rurales.

« Les femmes sont réputées plus faciles à contrôler, car elles ont absolument besoin de garder un salaire, précise Alice Bordaçarre, chargée de mission à Actionaid, une organisation qui lutte pour améliorer les conditions de vie des ouvrières du secteur. Les rares hommes embauchés dans ces usines occupent les postes de supervision et imposent la cadence. »

Une organisation chinoise, China Labor Watch, a envoyé, l’année dernière, des enquêteurs et enquêtrices travailler comme simples ouvriers dans quatre usines de la province qui produisent des jouets pour des marques aussi connues que Disney, Smoby, Fisher-Price, Hasbro et Ravensburger.

Ces observateurs indépendants, qui cherchaient à vérifier le respect du code chinois du travail, ont récolté des témoignages confondants sur les cadences effrénées, l’insécurité, le sexisme et les violences qui règnent dans les usines.

Les syndicats ont par ailleurs calculé qu’un ménage doit gagner entre 878 et 954 euros en moyenne pour vivre en province de Guangdong. Or le salaire mensuel de base dans les usines varie entre 219 et 254 euros, à peine de quoi couvrir le quart des besoins d’une petite famille. « Les travailleuses n’ont d’autres choix que de faire des (...)

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