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Apprendre


Publié dans notre magazine n°136 - novembre & décembre 2019

Climate voices. Episode 2

La mer du Nord
entre résistance
et résilience

Face à l’inéluctable montée des eaux, la Belgique et les pays de la mer du Nord combinent les approches pour s’adapter aux conséquences des changements climatiques. Récifs naturels, rehaussement des plages, barrages anti-tempêtes ou abandon des côtes… Se préparer au pire n’est plus une option : on parle désormais ouvertement de deux à trois mètres d’élévation.


Christophe Schoune

Sur les plages de La Panne, le vacarme matinal des bulldozers qui nivellent le sable a laissé place à un ballet de chars à voile orchestré par la puissance du vent. Ephémères, les traces des roues seront bientôt dissipées comme celles de ce ver Lanice conchilega qu’Alexia Semeraro, chercheuse à l’Institut de l’agriculture, de la pêche et de la recherche alimentaire (ILVO), d’Ostende, vient de sortir du sable.

« Voilà, regardez, j’en ai trouvé un ! Ce ver de sable construit un tube composé de sédiments et de fragments de coquillages. Il peut mesurer jusqu’à 65 centimètres de long. Avec une telle taille et une densité importante d’individus au même endroit, ces animaux peuvent contribuer à stabiliser la côte en cas de forte tempête ! Ces vers-là sont une réponse possible pour mieux résister aux conséquences des changements climatiques en Mer du Nord  », se réjouit la scientifique.

Fin 2016, la tempête Dieter avait emporté plus d’un million de tonnes de sable sur le littoral belge. Coût pour les pouvoirs publics  : 17 millions d’euros pour renforcer les plages. Celles de La Panne figuraient parmi les plus impactées. Cinq partenaires privés et publics abordent alors le problème d’une manière différente à travers le projet Coastbusters. Ce projet parie sur le renforcement des systèmes naturels et une forme de résilience pour limiter l’érosion côtière.

« Nous savons que l’élévation de l’eau et l’augmentation de la fréquence des tempêtes vont causer beaucoup de dégâts à l’avenir, explique Tomas Sterckx, pilote du projet Coastbusters. Et nous savons aussi que nos anciennes méthodes d’ingénierie traditionnelle de défense côtière coûtent énormément d’argent et ne sont pas nécessairement viables. C’est pourquoi nous testons ici trois types de récifs naturels basés sur le renforcement des (...)

=> Lire l’intégralité de cet article dans notre magazine.

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