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Agir


Publié dans notre magazine n°136 - novembre & décembre 2019

Consommation : marche ou crève ?

Contre l’IKEAïsation
des esprits

Changer nos habitudes de consommation sera-t- il suffisant pour affronter les transformations radicales nécessaires à sauver l’humanité ? L’urbaniste Paul Vermeylen, arpenteur des villes européennes, poursuit son tour des innovations. Dans ce dernier épisode : l’ameublement et l’équipement.


Daniela Goulart

Non, l’ameublement du 21e siècle ne se réduit pas au banal papier peint blanc agrémenté d’un vase noir pour azalée en pot, avec en arrière-plan l’Airwick fragrance eucalyptus, dans un appartement aux meubles stéréotypés ! Il ne se réduit pas non plus aux appareils et équipements, tous interchangeables, aux vies si éphémères. Fort heureusement, il existe une multitude d’alternatives venant d’artisans, de petites et moyennes entreprises. Des aménagements innovants, personnalisés, durables…

Même si dans ce secteur mondialisé de l’ameublement, les géants Ikea, Alinéa, But, Conforama... détiennent plus de 50 % du marché, avec une progression annuelle de 3 %. Et qu’un acteur domine de manière hégémonique : Ikea.

Cette entreprise privée suédoise créée en 1943 emploie plus de 160 000 travailleurs et réalise, en 2017, un chiffre d’affaires de plus de 34 milliards d’euros. Aujourd’hui, près d’un milliard de consommateurs dans le monde se rendent chaque année dans l’un des 420 magasins répartis dans cinquante pays. La taille moyenne de ceux-ci avoisine les 20 000 m2. Billy, Malm, Eldrörel… : ces noms exotiques évoquent l’univers nordique assimilé à tort au durable et à l’exact opposé d’une fabrication locale.

D’une part, pour assumer une vente annuelle mondiale de 100 millions de meubles, l’entreprise suédoise a des besoins gigantesques en bois. Loin de maîtriser de façon durable ses approvisionnements (et contrairement à l’éthique affichée, le label Forest Stewardship Council), le bois utilisé provient en grande partie des forêts primaires de Roumanie ou de Sibérie Orientale via la Chine. D’autre part, les critiques pleuvent sur la durabilité des produits (« un meuble Ikea se monte mais se démonte plus rarement »), et les composants (« le mobilier est plein de solvants, de colles et de COV »). Enfin, Ikea est aussi un champion de la délocalisation des profits au travers d’opaques fondations, conduisant la Commission européenne à lancer, en 2017, une enquête approfondie sur le traitement fiscal apparemment très avantageux accordé par les Pays-Bas à la firme suédoise.

Local, sur mesure, réparé…
Dans ce marché aux allures oligopolistiques, quelles stratégies d’autres acteurs peuvent-ils développer pour répondre à l’évolution rapide des usagers en matière d’ameublement et d’équipement du foyer ? Quatre pistes apparaissent. En premier, tendre vers (...)

=> Lire l’intégralité de cet article dans notre magazine.

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