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Publié dans notre magazine n°136 - novembre & décembre 2019

Ecoféminisme

Starhawk
et les sorcières anticapitalistes

L’écoféministe américaine Starhawk était de passage en Belgique mi-septembre. Imagine est allé à la rencontre de celle qui se présente comme une « sorcière néo-païenne », milite depuis quarante ans pour le droit des femmes, des minorités et de la nature, et dénonce sans relâche les ravages du capitalisme.


Muriel Emsens

A la tombée de la nuit, trois cents personnes forment un grand cercle dans une clairière du parc du château de Beauraing. Au centre, installée à côté d’un amoncellement de branchages, d’amulettes et de fleurs, Starhawk joue du tambourin et dicte les mouvements. La star étasunienne de l’écoféminisme était l’invitée, mi-septembre, de l’Asbl Terre et Conscience, dans le cadre de l’atelier Earth Spirit – Earth Justice campé au croisement de la permaculture humaine, de l’activisme écologique et de l’écologie profonde [1].

« Prenez-vous par la main, lance-t-elle, et marchez à petits pas. » Dans les rangs, des femmes et quelques hommes vont unir leur respiration, danser et chanter durant une heure, pour se donner le courage de poursuivre leur lutte pour un monde plus juste et écologique. « Une danse rituelle ne suffira pas à enrayer les changements climatiques, par contre elle changera très certainement le climat de votre esprit, plaisante la maîtresse de cérémonie. La danse collective vous aide à réaliser que vous appartenez à une communauté et que celle-ci est capable de faire bouger les choses. Militer prend du temps, et les résultats sont très lents à venir. La danse est un réconfort dans l’attente. Elle ravive les énergies nécessaires à la poursuite de votre travail politique. »

Féministe et écologiste, Starhawk se présente comme une « sorcière néo-païenne ». Drapée de tuniques colorées, parfois coiffée d’un grand chapeau de toile, l’autrice notamment de Rêver l’obscur (Cambourakis, 2015) ne jette pourtant pas de sort, elle revendique simplement la sagesse acquise par les femmes savantes qu’étaient les sorcières et s’inspire de leurs chants et de leurs danses pour animer son activisme.

« Je me suis d’abord élevée contre la guerre du Vietnam quand j’étais à l’université avant de m’intéresser aux (...)

=> Lire l’intégralité de cet article dans notre magazine.

[1L’Asbl Terre et Conscience propose depuis dix ans des rencontres avec des personnalités autour des spiritualités et organise des formations en permaculture, agroécologie, biodynamie et en transition écologique www.terreetconscience.be

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