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Publié dans notre magazine n°137 - janvier-février 2020

Le labo

Cuba ou comment
réparer le futur

Le trop-plein de déchets est un problème gigantesque dans les Caraïbes. Pour tenter d’y remédier, l’association belge Méta-Morphosis a lancé, au départ de Cuba, le projet Réparer le futur, qui mise sur l’économie de pénurie et de matière, la réutilisation et la réparation. Reportage dans la région de La Havane où des artisans, des designers et des artistes font preuve d’une incroyable créativité, dont nos sociétés occidentales consuméristes et gaspilleuses de ressources devraient largement s’inspirer.


Franck Depaifve

Ce dimanche-là, la traditionnelle promenade le long du Malecón, cette longue avenue en front de mer qui borde La Havane, a une allure et une ambiance particulières. Généralement sillonnée par les fameuses décapotables des années 1950 dans lesquelles les touristes se font prendre en photo, la route est cette fois coupée à toute circulation. Ce sont des pelotons de cyclistes bariolés qui occupent la chaussée, pédalant avec effort sous un soleil implacable. Personne le long des trottoirs pour les applaudir...

Presqu’au bout de l’avenue, un groupe d’une trentaine de personnes est à pied d’oeuvre malgré la chaleur. Certaines personnes ont sauté le mur qui borde la promenade : en contrebas, elles collectent des sacs et des sacs de canettes, bouteilles de plastique ou de verre, vieux bonnet, sachets, étuis à lunettes, pailles – à La Havane, capitale du cocktail, chaque verre est systématiquement accompagné de l’une de ces pailles en plastique vert que l’on retrouve ensuite un peu partout…

« Nous sommes vraiment des cochons. C’est tellement plus facile de jeter sa canette de bière dans la mer quand on se promène ici le soir..., se désole Octavio Laguardia, plongeur, président de la Fédération des activités subaquatiques, venu comme tous les mois nettoyer le bord du Malecón. Notre action est évidemment symbolique. Car, parfois, nous venons à peine de terminer notre ramassage que l’on voit déjà quelqu’un jeter une bouteille ! Mais c’est malgré tout utile, car nous montrons qu’il est possible de faire autrement. Et puis, nous allons aussi dans les écoles. On sent que ça commence à bouger doucement. Evidemment, La Havane, c’est deux millions d’habitants… Quant aux touristes, ils amènent du bon et du moins bon. Bon nombre d’entre eux ne sont pas toujours conscients de la destruction de la nature. »

« Ici, toutes les eaux envoyées dans les égouts se déversent directement dans la mer, constate Franck Depaifve, fondateur de l’Asbl Méta- Morphosis, et le ramassage des déchets est très mal géré. » Si la vieille ville de La Havane est plutôt propre, nettoyée par une escouade de balayeurs de rue, de grandes poubelles-conteneurs bleues sont à quelques mètres de là éventrées et débordent de déchets organiques, vieux papiers, gravats, bouteilles en plastique… L’ensemble étant particulièrement (...)

=> Lire l’intégralité de cet article dans notre magazine.

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