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Apprendre


Publié dans notre magazine n°137 - janvier & février 2020

Dossier

Transition écologique et solidaire :
le pouvoir des femmes

Elles ont opté pour l’écoféminisme, les « petits gestes » au quotidien, la création d’une start up ou l’activisme radical. Chacune selon ses convictions et ses moyens pour faire face à la domination des hommes et de la nature, les désastres du néolibéralisme et du productivisme. Coup d’oeil sur cette révolution qui, du Nord au Sud, se décline au féminin.

Elles s’appellent Greta Thunberg, Pia Klemp, Carola Rackete, Arundathy Roy, Malala Yousafzai, Vandana Shiva, Claire Nouvian… Elles bousculent l’ordre établi du monde et la domination des plus forts. Du Nord au Sud. Radicales et résolues. Pour dénoncer le désastre climatique, sauver les migrants en Méditerranée, défendre les droits humains, soutenir les paysans privés de leur terre, alerter sur l’état des océans et de la biodiversité… Derrière ces figures féminines, il y a évidemment des milliers de sœurs de l’ombre, moins médiatisées, mais également porteuses de petites ou de grandes transformations.

En parallèle, le courant de pensée écoféministe, né dans les années 1970-80 dans les pays anglo-saxons, est en pleine renaissance. Sa philosophie : relier l’exploitation des ressources naturelles et la domination masculine sur les femmes. Aux quatre coins du globe, renaît ainsi une forme de « sororité écologique mondiale », comme l’appelait de ses voeux Petra Kelly, l’égérie des pacifistes allemandes, décédée en 1992.

Dans la sphère domestique, enfin, de nouvelles manières de vivre, consommer, cuisiner, cultiver… ont désormais envahi les foyers, autant d’éco-gestes (zéro déchet, potager collectif, produits faits maison...) souvent initiés et portés par des femmes. La révolution écologique et solidaire passera-t-elle prioritairement par les femmes, le féminin ou l’égalité des genres ? La question est très loin d’être tranchée, y compris parmi les féministes.

Une tendance, par contre : si l’on en croit les différentes études d’opinions réalisées ces dernières années, les femmes sont davantage préoccupées par l’état de notre planète que les hommes. « L’écologie touche en priorité au cadre de vie, à la Terre conçue comme un foyer, à la protection des plus faibles (les humains et les non-humains, les enfants, les personnes âgées…), à la projection vers le futur, autant de préoccupations qui aujourd’hui encore sont majoritairement portées par les femmes, même si cela s’explique également par une construction culturelle et historique », relève Emeline De Bouver, de la Chaire Hoover (UCLouvain) et auteure de Moins de biens, plus de liens (Couleur livres).

« Dans beaucoup de sociétés, on éduque les femmes à s’occuper de la vie, de la vulnérabilité, du prendre soin (care). Mais c’est un biais culturel et social, abonde Nathalie Frogneux, professeure de philosophie à l’UCLouvain. A force d’être dans ce registre, elles ont sans doute développé une sensibilité particulière. A l’inverse, toujours culturellement, on a placé les hommes du côté de la force, de l’évidence, de la réussite sociale, de la performance. Mais cela n’est évidemment pas figé : les hommes qui s’occupent de leurs enfants, et ils sont de plus en plus nombreux dans les nouvelles générations, qui cuisinent, cultivent la terre, élèvent des animaux ou sont proches de la nature, peuvent, eux aussi, développer une sensibilité indispensable dans le cadre de cette transition écologique et sociale », nuance la chercheuse.

D’un côté, la femme associée à la maternité, symbole de vie et de fécondité, davantage tournée vers l’accueil, l’empathie, la solidarité… ? De l’autre, l’homme dominant, sans-cœur, rationaliste… ? Dans ce domaine, comme dans d’autres, clichés et vérités (...)

=> Lire l’intégralité de ce dossier de 12 pages dans notre magazine.

Photo : D.R.

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