article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3

Agir


Publié dans notre magazine n°137 - janvier-février 2020

Un homme, une cause

Issa Aboubacar,
le porte-voix des mineurs irradiés

Au Niger, cinquième producteur d’uranium mondial, le minerai est extrait dans des conditions sanitaires dramatiques. La pollution empoisonne tous les environs des mines. Issa Aboubacar s’est rendu à Arlit, où 100 000 mineurs et membres de leur famille sont exposés aux mortelles radiations.


jbdodane

« Je viens d’un pays très discret, sourit Issa Aboubacar, ingénieur de 54 ans, un morceau de désert et de savane que se partagent mineurs, pasteurs et paysans. »

Le Niger où vit Issa Aboubacar est planté en bordure du Sahara, aussi loin que possible des rives de la Méditerranée et des côtes d’Afrique de l’Ouest. Le Sud est irrigué par le fleuve Niger qui a donné son nom au pays. Le reste du pays est aride, balayé par l’harmattan, le vent du Sahara. Vaste comme quarante fois la Belgique pour 20 millions d’habitants, le Niger arrive bon dernier sur l’indice mondial de développement humain, à la 189e position, malgré les immenses richesses géologiques enfuies dans son désert.

« Paysans et pasteurs travaillent au rythme des pluies. Les mineurs quant à eux travaillent à l’année, poursuit le militant altermondialiste. L’or fait notamment vivre un grand nombre d’orpailleurs.  » Dans le chaos des mines artisanales, le métal jaune contribue, à sa manière, au bien-être des populations. « Nous touchons également quelques dividendes de notre industrie pétrolière située à la frontière tchadienne au travers des participations de l’Etat dans les entreprises de la filière qui produit et raffine vingt mille barils par jour. En revanche, nous ne touchons pratiquement rien de notre toute première richesse, l’uranium. »

Avec 3 485 tonnes extraites en 2017, le Niger est le cinquième producteur mondial d’uranium qui alimente la filière nucléaire, alors que 60 % de sa population se débat dans la pauvreté avec moins d’un euro par jour.

« Nous vendons l’uranate (l’oxyde d’uranium, état naturel du minerai) bien en dessous du prix du marché qui n’est pourtant pas très élevé, 45 dollars du kilo. » En 2017, les bénéfices tirés de la production représentaient 5 % du PIB, une paille au regard de l’importance du gisement. « Nous sommes liés par contrat à Orano, (nouveau nom d’Areva, la société française spécialisée dans l’énergie atomique), explique le militant, c’est cette société qui décide de tout, des prix, des (...)

=> Lire l’intégralité de cet article dans notre magazine.

article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3


I.Care,
aux petits soins

Depuis 2015, l’Asbl I.Care a développé un laboratoire d’innovation en santé & milieux fermés et (...)

Lire la suite

La honte de voler

Les Allemands disent « flugscham », les Néerlandais « vliegschaamte » et les anglophones « flight (...)

Lire la suite

L’hydrogène vert,
un combustible d’avenir

L’hydrogène permet de stocker l’électricité verte et de décarboner de nombreuses industries. (...)

Lire la suite

Maricela Vásquez :
violences aveugles

A Ciudad Juárez, l’avocate mexicaine Maricela Vásquez se bat contre les féminicides et toutes les (...)

Lire la suite

Lun Zhang :
de la révolte de Tiananmen à Hong Kong

Ecrasé dans un bain de sang par le régime chinois, à Hong Kong le 4 juin 1989, le mouvement (...)

Lire la suite

Transports
et retraites

Le mariage de l’iPhone et de Facebook nourrit presque quotidiennement, sur le fil de mon actu, (...)

Lire la suite