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Publié dans notre magazine n°137 - janvier-février 2020

Biodiversité

Reboiser,
la solution climatique ?

Planter des arbres pour atténuer le dérèglement climatique ? Cette recommandation régulièrement avancée est séduisante. Pensez : les humains émettent du CO2, et voilà que les arbres le captent et le fixent ensuite. Et puis, quoi de plus beau et de plus apaisant qu’un arbre ? Malheureusement, si cette solution n’est pas mauvaise, sa mise en œuvre est loin d’être aussi simple qu’il y paraît.


cc alisofff

Reboiser en nombre et tous azimuts ? « C’est la tendance du moment, constate l’écologue Grégory Mahy, professeur à Gembloux Agro-Bio Tech (ULiège), au sein de l’Unité Biodiversité et Paysage. Du côté de certains scientifiques et d’organismes internationaux comme la FAO (l’organisation de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture), on regarde où des arbres peuvent être plantés et on plante ! Mais, en agissant de la sorte, on ouvre la porte à tout et n’importe quoi. »

L’été dernier, une étude parue dans Science a ainsi provoqué pas mal de remous, occasionnant commentaires puis… réponses aux commentaires [1]. Les auteurs de cette étude ont notamment calculé que la plantation d’arbres à travers le monde permettrait de capturer 205 milliards de tonnes de carbone, soit un tiers du dioxyde de carbone émis depuis la révolution industrielle.

« Le potentiel de reboisement de la planète est très discuté, nuance la chargée des politiques forêt du WWF Belgique Béatrice Wedeux. Or, dans cette étude, il était présenté comme la meilleure solution pour lutter contre le dérèglement climatique. C’est dangereux de communiquer de cette façon, car c’est trop facile ensuite d’utiliser cet argument du reboisement pour poursuivre sans rien changer à nos pratiques et de maintenir le business as usual »

Des arbres, mais pas n’importe où
Mais de quoi parle-t-on lorsqu’on parle de planter des forêts ? Techniquement, il peut s’agir de deux mesures différentes : la reforestation ou l’afforestation. Dans le premier cas, sont concernées des zones où la forêt existe ou existait, et serait alors restaurée. « Cela a du sens, reconnaît Grégory Mahy, mais du côté du CO2 soyons conscients que cela ne fera que ‘‘rattraper’’ celui qui a précédemment été émis par la destruction des arbres. »

Dans le second cas, les espaces concernés n’ont jamais été boisés ou ne le sont plus depuis très longtemps. « Et là, les écosystèmes n’ont pas attendu les arbres pour fixer le carbone », poursuit l’écologue. Planter des arbres n’est pas un acte aussi anodin qu’il (...)

=> Lire l’intégralité de cet article dans notre magazine.

[1Jean-François Bastin et al., « The global tree restoration potential », Science, 5 juillet 2019. Nous avons tenté de contacter l’auteur principal de l’étude, sans succès.

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