article-numero-niveau-2
article-numero-niveau-2
article-numero-niveau-2
article-numero-niveau-2

Voyager, vivre ses rêves, être volontaire pour une ONG...

Quand la précarité de l’emploi transforme le passage à l’âge adulte

Chômage, stage d’attente, travail intérimaire, flexibilité... Les jeunes sont confrontés à une société complexe, dominée par le transitoire, le précaire et le mobile. Mais faut-il n’y voir que du négatif ? Ou plutôt, comme certains le font, profiter des ouvertures offertes sur le monde, avant d’être complètement adulte ?

Antoine termine ses études en janvier 2006, l’esprit confiant et prêt à travailler. Un master en action humanitaire en poche et plusieurs séjours en Amérique du Sud à son actif, son ambition est d’entrer dans une ONG. « J’étais serein et motivé, étant donné que j’étais déjà parti deux fois. J’ai envoyé quelques CV sans succès... alors je me suis dit que j’allais mener des expériences ici en Belgique avant de partir à l’étranger. Mais je n’ai jamais abandonné l’idée de postuler pour partir en mission. »

Pauline, 25 ans, enchaîne les petits boulots intérimaires : « Je suis ambulancière urgentiste volontaire depuis 2005, j’ai également suivi une formation d’un an et travaille maintenant comme bénévole à l’Amicale des corps de sauvetage de La Hulpe. »

Jean-François obtient sa licence en publicité en 2004 mais ne se reconnaît pas dans ce milieu : « Travailler à vendre des produits à des gens qui en ont déjà plein me donnait un sentiment d’absurdité complète. Je voulais concrétiser mon goût pour les voyages, tout en travaillant. »

Guy, 33 ans, travaillait dans une banque avant de tout plaquer pour partir en mission humanitaire : « J’avais un poste à responsabilité, un salaire attrayant, ainsi qu’un plan de carrière tout tracé. Mais lorsqu’on est jeune et motivé, il n’est pas toujours facile d’arriver à s’épanouir dans un environnement de travail assez traditionnel et bureaucratique. J’avais aussi beaucoup de mal à comprendre la réelle valeur ajoutée qu’apportait mon travail à la construction d’un monde meilleur... »

Alexine, 21 ans termine son graduat en communication : « Je ne me sens pas du tout prête à travailler. A 21 ans, j’ai l’impression que personne ne va me prendre au sérieux. Je ne sais d’ailleurs même pas ce que je veux vraiment faire. Mes stages se sont bien passés mais sans plus, donc je ne sais pas vraiment quel métier va réellement m’épanouir... »

Ces témoignages montrent la difficulté que rencontrent aujourd’hui certains jeunes diplômés à trouver leur place dans la société. Dans un monde aux frontières ouvertes, les possibilités de se réaliser sont telles que certains se sentent un peu perdus ou hésitent avant de se lancer dans une « carrière » tracée pour la vie entière.

(...)

<td style="vertical-align: top; background-color: rgb(256, 256, 256);"><font style="font-weight: bold;" face="Verdana, sans-serif">Lire ce dossier (4 pages) dans le magazine papier disponible chez votre libraire. Vous pouvez aussi le commander par courriel (nous vous l’enverrons par la poste, voir tarif ici) ou l’acheter au format PDF (3 euros).
article-numero-niveau-2
article-numero-niveau-2