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24
février 2006
Comment
se réapproprier démocratiquement l’information?
par Pascal Durand, professeur à
l’université de Liège
Trois phénomènes
emblématiques et six voies de sortie des carcans qui s’imposent
à l’opinion.
S’interroger sur les rapports entre médias et pouvoir(s), entre
presse et idéologie dominante, entre discours journalistique et
discours économico-politique ambiant demande, avant toute chose,
de remettre les pendules à l’heure et de battre en brèche
certaines opinions trop reçues, qui font obstacle au
débat plus qu’elles ne l’alimentent. Cette mise au point
pourrait commencer en épinglant trois phénomènes
emblématiques.
Trois
phénomènes emblématiques
Soit, d’abord, le phénomène Berlusconi, qui
représente, en Europe, le laboratoire du cauchemar
politico-médiatique qui s’annonce: celui d’un gouvernement
gérant l’État comme s’il s’agissait d’une entreprise et
celui d’un chef de gouvernement qui est en même temps patron d’un
important groupe médiatique. L’articulation est étroite
ici entre trois domaines qu’il est convenu, ordinairement, de
dissocier: l’État (pensé désormais comme simple
lieu d’une pure «gouvernance»), le monde économique
(pensé comme extérieur à l’État, qu’il
soumettrait sans doute, mais par une prise externe au monde politique)
et le monde des médias (pensé comme extérieur aux
deux sphères précédentes et comme contre-pouvoir
aux deux pouvoirs de l’économie et de la politique). Certes, il
est convenu de penser que Berlusconi représente une sorte de
monstruosité locale, mais c’est dans l’oubli qu’il incarne, de
la manière la plus évidente, le rapprochement qui s’est
effectué, ces dernières années, avec le tournant
néolibéral, en direction d’une intrication étroite
des trois pouvoirs médiatique, politique et économique
(1). Qu’on ait vu ces jours-ci une alliance se dessiner entre
Berlusconi et les néo-fascistes italiens n’a rien, en ce sens,
d’une péripétie politique: cette opération met en
évidence l’alliance objective toujours prête à se
rétablir entre la droite dite moderne quand elle détient
un pouvoir exorbitant (et singulièrement quand elle se sent en
risque de décliner) et l’extrême-droite la plus
archaïque.
Le deuxième phénomène est celui de la prise de
contrôle grandissante, sur le champ des médias, de grands
groupes industriels - certains, en France notamment,
spécialisés dans l’armement: songeons à
Lagardère et à Dassault. Cette prise de contrôle
n’est plus à craindre ni à démontrer: elle est un
fait avec lequel il faut compter et auquel toute personne
attachée au pluralisme démocratique se doit de
réagir. La seule nouveauté, pour l’heure, est sans doute
le cynisme avec lequel les patrons en charge des outils de formation de
l’opinion publique s’autorisent à définir leur
rôle. Patrick Le Lay lâchait le morceau il y a deux ans:
TF1, expliquait-il, a pour fonction de vendre à Coca Cola du
temps de cerveau humain disponible. Ce qui est la stricte
vérité, pour consternante qu’elle soit. L’erreur serait
de croire que TF1 est seule à occuper ce créneau et que
sa présence dans le champ médiatique reste sans effets
sur l’ensemble des autres médias. Il y a peu, Serge Dassault
entendait mettre au pas Le Figaro, cette officine bien connue de la
pensée gauchiste: il faut, déclarait-il, propager des
«idées saines» (on devine lesquelles). Ce qu’il est
convenu d’appeler la «pensée unique» a de beaux
jours devant elle: voici qu’à présent tout l’appareil
médiatique lui est acquis à peu de chose près,
avec ses éditorialistes distingués, ses journalistes
d’investigation spectacle et ses tribunes largement ouvertes aux
hérauts de la «révolution conservatrice» et
aux fast thinkers de la mondialisation heureuse, de la pureté
dangereuse ou de la défaite de la pensée.
Un troisième phénomène est celui de la
précarisation des effectifs journalistiques, qui réduit
les rédactions salariées à portion de plus en plus
congrue et voit s’augmenter la contribution à l’espace
médiatique de pigistes mal payés, tenus de produire
à grande vitesse un nombre croissant d’articles et qui
apparaissent donc comme les victimes toutes désignées de
leur manipulation par les experts de la communication, qu’ils soient
attachés au monde politique ou au monde entrepreneurial, et qui
sont souvent d’anciens journalistes convertis, connaissant toutes les
ficelles du métier ainsi que les contraintes objectives qui
pèsent sur leurs anciens confrères. La tentation sera
grande, pour ces pigistes soumis à cadence rapide, de recycler
sans recul les dossiers de presse qui leur sont transmis et qui
comportent de plus en plus souvent des articles clé sur porte,
qu’il leur suffit de reprendre et d’adapter à la va-vite. Cette
accélération de la production journalistique, qui va de
pair avec une accélération de la rotation
générale des informations, comporte un autre danger, bien
avéré et chaque jour davantage: celui de voir les
journalistes pratiquer leur métier sans recul (ils n’en ont plus
guère le temps) et dans des contraintes de temps et de longueur
qui sont objectivement favorables au recyclage de pensées toutes
faites, de lieux communs dominants (la pensée complexe demande
du temps et de la longueur; le lieu commun, lui, se reproduit par
réflexe et est reçu d’autant plus aisément par le
lecteur comme vérité naturelle qu’il s’adapte à
ses catégories de pensée et d’appréhension du
monde).
L’apparition des journaux dits gratuits doit également
inquiéter. En régime de marché, la gratuité
se paie toujours tôt ou tard. Ces journaux, simples sacs à
pubs, pratiquent l’information brève, rapide - donc conforme au
discours dominant ressassé partout -, et produisent l’illusion
d’une presse diversifiée et ouverte à tous là
où prime, en réalité, un monde médiatique
soumis à quelques titres assez substituables les uns aux autres
et qui se donnent pour quotidiens de pure information alors que la
distinction entre «information» et «opinion»
relève largement d’une construction professionnelle et que s’il
y a lieu de craindre quelque chose, ce ne sont pas des journaux
d’opinion (il n’y en a pas d’autres), mais la soumission de l’ensemble
des journaux à une opinion si dominante et si commune qu’elle se
fait oublier comme «opinion».
Inverser le processus?
Si la déontologie des professionnels de l’information suffisait
à faire obstacle aux pressions plus ou moins senties que cette
concentration des médias et ces conditions de l’exercice
journalistique tendent à faire peser sur les rédactions,
cela se verrait. À lire d’un œil attentif ce que la presse
propose en fait de commentaire politique ou économique, rien
n’indique qu’il en va de la sorte: hormis sur quelques points mineurs
de désaccord, un même diapason règle le concert
journalistique, qu’il s’agisse par exemple du débat sur la
Constitution européenne, des élections en Ukraine, des
politiques de «flexibilité» de l’emploi ou encore
des «réformes» à mettre en œuvre en
matière de sécurité sociale et de régime
des retraites, dont tous les éditorialistes des journaux de
référence ont d’ores et déjà tranché
(on devine en quel sens). C’est qu’ils appartiennent, bien
évidemment, au «cercle de la raison», dont se
tiennent éloignés, à leurs dépens, ceux qui
demeurent cramponnés aux «acquis sociaux» et aux
mots d’ordre syndicaux comme à des bouées plombées
et qui persistent, par un mystérieux aveuglement, à ne
pas voir dans l’économie de marché l’expression pratique
et la condition nécessaire de cette grande chose abstraite
qu’est la démocratie.
Penser en termes de «pressions» et de résistance
possible à ces dernières, c’est faire peu de cas, au
demeurant, de la dimension largement inconsciente des mécanismes
qui président à l’exercice et à
l’efficacité de ces «pressions». Non seulement les
plus hauts responsables des rédactions n’ont pas à
recevoir de consignes, d’où qu’elles viennent - s’ils ont eu
accès à ces postes de décision, c’est qu’ils
avaient fait la preuve de leur adhésion au système qui
les emploie -, mais encore le journaliste, comme tout agent social, est
porté à faire spontanément ce qu’il fait, à
penser spontanément dans le sens qu’il suit, en raison des
contraintes incorporées de son habitus professionnel, qui lui
dictent aussi bien l’appréhension spécifique du monde qui
est la sienne que les modes de construction et d’écriture des
informations dont il pense n’être que le relais neutre.
La presse, contrairement à la représentation
reçue, contrairement aussi à l’idéologie de la
transparence référentielle dans laquelle communient les
journalistes et leur public, n’est pas un miroir du monde, la
transposition neutre en discours et en rubriques d’un ensemble de faits
dans lequel se résumerait l’actualité observable: elle
est une vitrine du monde - comme telle, tributaire d’une disposition et
d’une mise en scène spectaculaires - et derrière laquelle
il n’y aurait pas d’autres articles en magasin ni en stock. Nous ne
savons en gros du monde que ce que la presse nous en dit par
sélection, hiérarchisation et mise en forme. Et ces
processus de sélection, de hiérarchisation et de mise en
forme sont gouvernés par l’habitus proprement journalistique,
tel qu’il est suractivé par l’évolution ambiante: vision
événementialiste de la réalité, vision
individualiste du monde social (qui réduit par exemple la
politique à l’affrontement de personnalités
contrastées) et relative allégeance aux élites
dirigeantes, que nombre de journalistes, au plus haut niveau des
rédactions, fréquentent à la fois du fait des
routines de leur métier et du fait de leur appartenance à
certains cercles de décision et de débat qui font
l’actualité et l’opinion.
«L’œil ne se voit
pas lui-même», écrivait Shakespeare (Jules
César, I, 2). Comprenons ici que nos outils
d’appréhension du réel interviennent sur le réel
et s’ajoutent à lui et que, dans le cas du journalisme, les
catégories de perception du monde qui lui sont propres ont cette
particularité d’imposer leurs propres produits et cadres de
représentation à l’ensemble des récepteurs du
discours médiatique. Nul besoin d’une «théorie du
complot», ce monstre du Loch Ness si volontiers brandi par les
journalistes lorsqu’on s’attache à étudier leurs modes de
fonctionnement collectif, pour rendre compte des effets de cet habitus
et du redoublement de force que ces effets reçoivent de
l’évolution actuelle d’un marché de la presse de plus en
plus soumis au diktat du rendement commercial.
La question, en somme, n’est plus de se demander quelle emprise le
credo politico-économique ambiant exerce sur la ligne des grands
journaux. Elle est, désormais, d’envisager les moyens d’en
inverser les processus ou, du moins, d’en maîtriser les effets.
Des pistes existent en ce sens, dont certaines relèvent de la
simple application des législations existantes et dont d’autres
appellent un volontarisme démocratique. En voici quelques-unes,
indiquées à grands traits, ne serait-ce que pour
alimenter un débat qui se voit le plus souvent enfermé
dans des oppositions binaires simplistes - Marché vs
État, Médias privés vs Pravda, Libéralisme
vs Totalitarisme, etc. - ou réduit à de pures
incantations déontologiques, éthiques ou
«citoyennes», selon les mots clichés de la nouvelle
vulgate, qui forment autant d’écrans de fumée entre
l’ordre des choses tel qu’il s’impose et la perception imposée
de cet ordre.
Six pistes
1) L’application des règles en vigueur dans la profession serait
un premier pas. La carte de presse, par exemple, ne peut être
décernée qu’à des professionnels tirant
l’essentiel de leurs revenus de leur activité journalistique -
par exclusion des «ménages» (prestations
rémunérées au profit de tiers, de grandes
entreprises, etc.). Or, à la simple application de ce
critère, nombre de grands journalistes vedettes de la
scène française, pour s’en tenir à elle, devraient
se voir retirer leur accréditation journalistique. Dans le
même sens, les principes de base voulant qu’un journaliste
s’abstienne de rendre compte d’une manifestation ou d’une publication
intéressant le groupe qui l’emploie et qu’un chroniqueur
politique, par exemple, n’entretienne aucun lien organique, personnel
ou institutionnel, avec sa sphère d’observation devraient
être inconditionnellement appliqués;
2) Il est urgent d’installer un Conseil Supérieur des
Médias, rassemblant des représentants de la profession,
démocratiquement élus par leurs pairs, des intellectuels,
des citoyens. Cette haute autorité se tiendrait notamment
à l’écoute des journalistes de base, souvent
précarisés et mieux informés que quiconque des
dérives de la profession qu’ils ont embrassée. Au regard
des avis rendus par cette instance, il reviendrait à
l’État de casser les prises de participation monopolistiques, de
supprimer les aides publiques en direction des médias au service
d’intérêts privés et de favoriser, dans un esprit
de pluralisme, les médias non commerciaux. On doit
s’inquiéter, en particulier, de voir l’ensemble du champ de la
communication et de l’édition passer sous le contrôle
d’industriels de l’armement ou des travaux publics. Les journaux ou les
télévisions du groupe Bouygues, du groupe
Lagardère ou du groupe Dassault, les maisons d’édition
gérées par Ernest-Antoine Seillière ne sont pas
les «danseuses» de quelques entrepreneurs se divertissant
dans la production de biens symboliques. Ces grandes entreprises,
singulièrement dans le domaine de l’armement, ont pour clients
les États et la presse représente pour eux un moyen
efficace de peser sur les décisions politiques (y compris les
plus belliqueuses et, en tout cas, les plus coûteuses, aux
dépens des moyens à allouer à l’éducation,
à la culture, au social, etc.), tant elles peuvent compter, en
maîtrisant les moyens d’accès à l’espace public,
sur l’empressement d’hommes politiques convertis en communicateurs de
leurs propres ambitions et qui ont tout à attendre, non de leur
présence sur le terrain, mais de leur présence massive
dans les grands médias nationaux. Nicolas Sarkozy n’est pas
encore le Berlusconi français; mais il en a déjà
les stratégies, avec l’intervention de médias dociles;
3) Le développement de médias alternatifs, sur Internet
ou d’autres supports, constituent une autre piste à suivre, et
de façon d’autant plus urgente que la presse, institution par
laquelle se parlent toutes les institutions, est actuellement un
pouvoir sans contre-pouvoir, dans la mesure où la critique des
médias, quand elle n’est pas pratiquée par les
médias eux-mêmes sous une forme qui tient de ce que Roland
Barthes appelait la «vaccine» (confesser des
dysfonctionnements locaux pour dénier ou occulter des
aberrations générales de structure et de fonctionnement),
n’a accès à la sphère publique que par le filtre
de ces mêmes médias. On gardera cependant à
l’esprit que les médias alternatifs ne représentent
qu’une solution de rechange, susceptible de servir d’alibi aux
médias commerciaux - de la même façon qu’Arte sert
au fond d’alibi culturel à France-Télévision. Ces
médias alternatifs n’en représentent pas moins la
possibilité d’une reconquête de l’expression
journalistique par des acteurs et des groupes n’appartenant pas aux
seules classes moyennes dans lesquelles se recrutent la plupart des
journalistes, avec les effets sociaux et idéologiques qui
découlent de ce recrutement: révérence toute
particulière à l’égard des classes dominantes et
répulsion à l’égard des classes dominées,
portant par exemple à ne représenter les mouvements
sociaux que sous forme individuelle ou paroxystique, ou à
indexer au registre dégradant du «populisme» tout
discours prenant fait et cause pour le peuple dans l’oubli que celui-ci
constitue le principe de souveraineté sur lequel repose toute
démocratie;
4) Dans les universités et les grandes écoles
spécialisées, il est impératif de veiller à
une solide formation critique des aspirants au journalisme. Cet
impératif exige, notamment, que des moyens publics soient
alloués à la recherche autonome et qu’un veto soit
opposé à l’intrusion de chaires privées dans ces
domaines du savoir. L’enseignement des techniques du métier
devrait de préférence y être confié à
des professionnels de la base plutôt qu’à des
représentants de l’élite du monde journalistique;
5) Une circulation plus équitable de la recherche en sociologie
et en théorie critique des médias - comme aussi en
sémiologie non contemplative - serait un autre grand apport. Les
professionnels ont beaucoup à retirer de ces recherches, dont
ils n’ont le plus souvent connaissance que par les comptes rendus
hâtifs et caricaturaux qui en sont faits par leurs pairs ou par
des chercheurs concurrents mieux disposés à
l’égard du «monde comme il va». Il est frappant de
constater que les acquis de cette recherche, quand ils ne sont pas
passés sous silence, sont filtrés par les journaux
eux-mêmes, dans une situation semblable à celle qui
verrait les propositions de l’opposition n’être relayées
que par les attachés de communication du gouvernement. Les
médias dominants, qui aiment à se présenter comme
un contre-pouvoir et comme le lieu d’une critique démocratique
de tous les pouvoirs institués, sont sans doute l’instance
sociale qui tolère le plus difficilement que la critique soit
retournée contre elle. Ayant droit de vie et de mort sur toute
prise de position publique, ils sont portés à n’admettre
le débat sur les médias que dans la mesure où
celui-ci ne touche pas à l’essentiel et, lorsque place est faite
à des voix dissonantes, c’est d’emblée pour en simplifier
le propos ou pour le noyer dans un faux débat opposant, dans les
forums des grands journaux, d’un côté les tenants d’une
liberté de la presse intangible et incontestable et, de l’autre,
les tenants d’une critique dite radicale des médias
réduits à des caricatures aisément condamnables ou
ridiculisables;
6) C’est à une reconquête du temps médiatique qu’il
convient de travailler sans délai. L’accélération
du rythme de rotation des nouvelles, la religion du scoop et du direct,
l’impératif de la concision et de la sensation sont favorables
à la pensée stéréotypée, aux
clichés et aux faits d’adhésion spontanée à
la pensée conforme. Cette reconquête appelle en
particulier à une coopération étroite des
intellectuels et des journalistes de base. Aux premiers de refuser les
conditions de débat biaisées et de résister aux
gratifications de la pensée formatée pour les
médias. Aux seconds de se fédérer dans leurs
rédactions, à l’échelle nationale et
internationale, pour exiger des conditions de travail acceptables et
secouer le joug des structures actuelles du champ médiatique. La
qualité de l’information, facteur essentiel de la vie
démocratique, est à ce prix - de même que la
reconquête, par les journalistes, de l’aura de leur profession,
que compromettent, bien plus que tel faux charnier, les connivences
avec les pouvoirs et les accommodements avec l’esprit critique dont les
plus «médiagéniques» d’entre eux ne craignent
pas de se prévaloir.
Pascal Durand,
professeur à l’université de
Liège,
département des Arts et sciences de la communication
(1) Voir Pierre Musso, Berlusconi, le nouveau Prince,
Editions de l’Aube, 2004, 208 pages, 17 Euros. Et aussi, du même
auteur, «Le phénomène Berlusconi: ni populisme ni
vidéocratie, mais néo-politique», dans Peuple, populaire, populisme,
dossier de la revue Hermès (sous la dir. de P. Durand et M.
Lits), CNRS Éditions, n° 42, 2005, p. 172-180.
Ce texte est
également lisible sur le site d’ACRIMED,
à qui les
intertitres et le chapô sont dus.
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