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Prendre le temps


Publié dans notre magazine n°137 - janvier & février 2020

Culture

La « S » Grand Atelier
, à l’état brut

Au cœur des Ardennes belges, dans une ancienne caserne située sur les hauteurs de Vielsalm, La « S » Grand Atelier mène un projet créatif d’envergure autour des arts plastiques et de la scène pour des artistes mentalement déficients. Une démarche artistique reconnue au-delà de nos frontières loin de toute considération compassionnelle.


La « S » Grand Atelier

« Je crois que j’ai une idée pour la performance : et si je faisais un pull avec une poche et on y mettrait le cordon ? » Barbara Massart, concentrée, réfléchit à son prochain spectacle, Post-animale, une performance inspirée de ses étonnants et fantastiques costumes.

« Barbara, elle part un peu dans toutes les directions, glisse un peu plus tard Michiel de Jaeger. C’est cool parce qu’elle a une idée nouvelle toutes les cinq minutes, mais il faut canaliser... » Bienvenue à la « S » Grand Atelier, à Vielsam, au cœur des Ardennes belges ! Ici, Barbara et Michiel sont tous les deux des artistes, qui travaillent ensemble, à une différence près : Michiel est un animateur, et Barbara communément considérée comme « déficiente mentale ».

Dans chacun des ateliers, à l’objet plus ou moins défini (la musique, la peinture, la création textile, l’animation, le dessin numérique… et ce qu’il y a entre tout ça), Pascal, Marie, Eric et les autres sont occupés, qui à coudre, qui à dessiner à l’ordinateur, qui à tracer inlassablement au bic des traits sur le papier. Rita Arimont ajoute et ficelle une nouvelle épaulette de mousse à son installation qui ne cesse de grandir. Marcel Schmitz colle soigneusement des morceaux de scotch côte à côte avant d’y tracer les buildings et autres constructions qu’il affectionne. Et si Philippe Marien est absent, parti au loin avec son groupe de hip-hop Les Choolers dans lequel il chante avec son compère Kostia Botkine, sa place n’est pas vide pour autant : sur un mur s’affichent pêle-mêle des images découpées dans des magazines, de Michaël Jackson son idole et de dames aux seins nus.

Dans le dernier atelier, au bout du couloir, Jean Leclercq vient de terminer un nouveau dessin de Lambique – dans son sac, plusieurs Bob et Bobette dans lesquels il ira puiser de nouvelles cases à reproduire. « Les BD je ne les lis pas, je recopie les mots et les images que je choisis au hasard. » A la table d’à côté, Sarah Albert met la dernière touche à un gâteau d’anniversaire dans son clair et lumineux dessin sur l’ordinateur. Tous ces artistes sont aujourd’hui presque des stars. Ils sont exposés dans (...)

=> Lire l’intégralité de cet article dans notre magazine.

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