Notre organisation


  • C’est un magazine belge, bimestriel et alternatif, qui traite des questions d’écologie, de société et de relations Nord-Sud. Il est édité par une Asbl, indépendante de tout groupe de presse et de tout parti politique, et géré par l’équipe qui le réalise.
  • Imagine s’inscrit dans le courant slow press et défend un journalisme d’impact, au long cours, à la fois vivant et critique, apaisé et constructif. Tous les deux mois, il recherche la qualité plutôt que la quantité. Il ralentit pour offrir à ses lecteurs une information originale, fiable et nuancée.
  • L’Asbl Imagine, c’est cinq salariés (4 journalistes, une responsable administrative et financière), un graphiste et une correctrice indépendants, une équipe de collaborateurs réguliers (journalistes, illustrateurs, photographes, chroniqueurs…), un conseiller régie publicitaire free lance et une équipe d’ambassadeurs Imagine.
  • Imagine, c’est aussi une communauté de 4.108 abonnés (chiffres arrêtés fin mai 2020), et une moyenne de 1 200 exemplaires vendus par numéro en 2019 (librairies, magasins bio…). C’est un modèle économique mixte qui s’appuie sur les abonnements (50%), les ventes au numéro (10 %), des suppléments rédactionnels et des annonces publicitaires éthiques et durables (7 %), un soutien de son partenaire CNCD 11.11.11 et une aide à la presse périodique d’opinion de la Fédération Wallonie-Bruxelles (33 %).
  • Pour les questions Nord-Sud, Imagine s’appuie sur l’expertise de son partenaire, le Centre national de coopération au développement (CNCD-11.11.11), une coupole qui réunit 90 organisations non gouvernementales (ONG) belges de solidarité internationale. Au fil de son histoire, notre magazine a également tissé des liens étroits avec le monde associatif, les universités, les mouvements citoyens… Imagine est également associé depuis 2018 à l’Asbl Climate Voices – Les Voix du climat qui a pour objectifs d’informer, de sensibiliser et d’accompagner différents publics sur les changements climatiques et en particulier les enjeux de la transition écologique et sociale.
  • Imagine est présent en Belgique, mais également en France en partenariat avec Les Liens qui Libèrent qui assure sa distribution dans l’Hexagone. Créée en 2014 en association avec Actes Sud, cette jeune maison d’édition française interroge la question de la crise des liens dans nos sociétés occidentales. A l’automne, Imagine & LLL co-éditeront un hors-série inédit autour de l’origine des catastrophes.
  • Imagine a été fondé en septembre 1996 à l’initiative de Jacky Morael, alors secrétaire fédéral d’Ecolo avec l’appui de son parti et la venue d’André Ruwet (ex-rédacteur en chef du magazine Greenpeace et journaliste à La Cité). En janvier 2003, les Verts ont décidé de renoncer à Imagine et de créer leur propre publication. La rédaction a ensuite racheté le titre, créé son Asbl et relancé ce média de manière totalement autonome. En 2004, elle s’est associée avec le CNCD-11.11.11 pour développer l’aspect Nord-Sud. En 2014, elle a entrepris une première réforme importante (52 à 100 pages, nouveau format…). Avec le processus #Imagine2020, l’équipe franchit un pas supplémentaire en se positionnant comme « le » magazine des mutations en cours et à venir.

Notre équipe


Photo de Hugues Dorzée

Hugues Dorzée, rédacteur en chef

Après dix-huit ans au quotidien Le Soir, Hugues est devenu rédacteur en chef d’Imagine en 2014. Cycliste du quotidien, féru de littérature anglo-saxonne, joggeur des villes et des campagnes, il défend un journalisme terre-à-terre et apaisé sur les pas du philosophe Uchida Tastsuru (« Pour que les médias reviennent à la vie, ils n’ont pas d’autre choix que de redevenir des êtres vivants »). Il a un petit faible pour l’expresso ristretto, les films de Ken Loach et la musique de Chily Gonzales, le Cap Corse et les cabanes perchées.
Photo de Laure de Hesselle

Laure de Hesselle, journaliste

Journaliste chez Imagine depuis 2001 après une carrière comme indépendante (Le Soir…), Laure incarne la mémoire vive du magazine. Passionnée par le cinéma, l’Asie, la littérature américaine, amatrice de whisky et de plantes en tous genres, en pleine nature, en pot ou dans les assiettes, elle traite des grands enjeux de société (transition écologique et sociale, mouvements sociaux, urbanisme…) et coordonne par ailleurs les matières culturelles. Sa traque sans pitié des erreurs et autres coquilles lors de chaque bouclage lui vaut le surnom d’« œil de lynx ».
Photo de Christophe Schoune

Christophe Schoune, journaliste

Ancien du quotidien Le Soir (19 ans), co-fondateur de l’Asbl Climate Voices, de la Fondation Be Planet et de l’association Champs libres, Christophe est revenu, en 2019, à ses premières amours journalistiques après avoir occupé pendant dix ans le rôle de secrétaire général d’Inter-Environnement Wallonie. Spécialisé dans les matières environnementales, il est passionné par le photo-reportage et le cinéma d’auteur. Randonneur, il est inspiré par le désert et le cheminement de Sylvain Tesson.
Photo de Sarah Freres

Sarah Freres, journaliste

Auparavant journaliste indépendante (La Libre Belgique, La Dernière Heure), la dernière recrue de la rédaction, arrivée en février 2020, est en charge des enjeux Nord-Sud. Elle continue également d’écrire sur un sujet qui l’a toujours passionné : les migrations. Amoureuse de l’océan et de tous ses habitants (mais surtout les coraux, les pieuvres, les nudibranches et les requins), fascinée par l’histoire flamande, elle tente d’appliquer au quotidien les consignes du Feminist Fight Club de la journaliste Jessica Benett. En parallèle, elle aussi membre du conseil de direction de l’Association des Journalistes Professionnels (AJP).
Photo de Pascale Derriks

Pascale Derriks, responsable administrative & financière

À la rédaction, Pascale est chargée depuis 2001 de gérer l’administration, la comptabilité, les relations avec les lecteurs et les libraires. Elle met également en ligne les contenus du magazine sur notre site internet. Elle a définitivement adopté son vélo à assistance électrique, pratique plusieurs sports de loisir, se nourrit de cinéma aux Grignoux, de littérature historique et de… bonne cuisine. Depuis presque 20 ans, fidèle au poste, elle traverse sans encombre l'évolution du magazine.
Photo de David Cauwe

David Cauwe, graphiste

Imprimeur et graphiste de formation, professeur à l’Académie Royale des Beaux-Arts de Liège, David est l’artisan du magazine. Il a conçu de A à Z la nouvelle maquette (et la précédente), met en page chaque numéro avec talent et minutie et assure la cohérence graphique du projet éditorial. Au 23 rue Sous l’Eau, entre les murs de son atelier cosy, il développe des projets créatifs personnels avec intelligence et poésie (livres d’art, reliures, cartes…). Ses péchés mignons : le jazz, le vélo (avec ou sans les mains) et les typographiques à l’ancienne.
Photo de Sophie Weverbergh

Sophie Weverbergh, correctrice

Licenciée en langues et littératures romanes, porteuse d’un projet d’accrochage scolaire pour le Fonds Social Européen, Sophie est la première lectrice et correctrice attitrée d’Imagine depuis 2018. Curieuse, méticuleuse et éclectique, humaniste et féministe, elle a des centres d’intérêt riches et variés (l’histoire, le cinéma, l'écologie, le théâtre, le vin rouge, les chats noirs…). Ses premières passions demeurant la littérature et sa famille, Sophie vit entourée de livres et d’enfants.
Photo de Yves Alié

Yves Alié, conseiller régie publicitaire

Chargé de prospecter et de gérer les annonces publicitaires éthiques et durables dans notre magazine, Yves est un adepte de la communication « à 360 ° ». Imprimeur de formation, entrepreneur engagé et soucieux de contourner les pièges du greenwashing, créateur du blog unautremonde.be, il pratique la photo amateur qu’il envisage comme « un acte de liberté » à la manière « d’un gosse dans son terrain de jeu ».

André Ruwet, fondateur d’Imagine

Ex-journaliste chez Greenpeace Magazine et à La Cité, co-fondateur d’Imagine en septembre 1996, André est décédé le 9 mai 2018 à l’âge de 67 ans en laissant derrière lui un magazine qu’il a porté à bout de bras, irrigué de son savoir et nourri de ses convictions pendant plus de vingt ans. Imagine lui doit tout : son nom, son histoire, sa ligne éditoriale singulière.

Nos différences


Un bel objet graphique & éco-friendly

C’est un magazine de 120 pages, avec un format à la française (205 x 265 mm, dos collé). La maquette est réalisée par l’Atelier David Cauwe (Liège). C’est aussi une publication éco-responsable (papier Lenza Green, 100 % recyclé, label FSC, encres végétales) imprimé au sein d’une entreprise familiale, locale et spécialisée dans l’édition durable (Kliemo, Eupen).

Un site web éco-responsable

Ce site a été conçu par le Studio Colibri dans un esprit éco-responsable (code artisanal sur mesure, images et fonctionnalités allégées, peu de data mobile, peu d’affichages rapides…). Il est optimisé et va évoluer avec le temps. A l’ère du tout numérique, Imagine s’efforce ainsi de rester fidèle à deux fondamentaux : une temporalité lente et une volonté de réduire au maximum son empreinte environnementale.

Des livraisons à vélo

Pour effectuer une partie de nos livraisons (librairies spécialisées, magasins bio…), nous travaillons avec la coopérative Rayon 9 (notre Asbl est membre de celle-ci) et leurs collègues du Coursier wallon (Namur et Mons) et Dioxyde de Gambettes (Bruxelles). En dehors de celles-ci, nos magazines sont distribués par Tondeur Diffusion.

Un lexique engagé

Derrière les mots, c’est bien connu, il y a la force des idées. Face aux bouleversements environnementaux en cours, la rédaction d’Imagine a décidé d’adopter une ligne directrice lexicale plus claire inspirée de la charte rédigée par nos confrères du journal britannique The Guardian.

  • Désormais, nous utiliserons toujours les termes « urgence climatique » ou « crise climatique » plutôt que « changement climatique » qui, selon nous, ne reflète pas suffisamment la gravité de la situation. Pour décrire le phénomène au sens scientifique ou géophysique, nous opterons pour l’expression « dérèglement climatique ».
  • Pour parler de personnes qui nient l’existence du changement climatique ou le fait qu’il soit causé par l’activité humaine, nous utiliserons systématiquement l’expression « climato-négationnistes », plutôt que « climato-sceptiques ». En effet, derrière le scepticisme, il y a l’idée de doute, d’incrédulité. Or le débat ne peut en aucun cas se poser en ces termes : les preuves scientifiques sont avérées et nombreuses. Les réfuter, c’est pratiquer du négationnisme.
  • Imagine parlera par ailleurs d’« émissions de gaz à effet de serre » plutôt que d’« émissions de carbone » ou d’« émissions de dioxyde de carbone ». Bien que ces deux expressions ne soient pas inexactes, nous préférons utiliser un terme qui intègre tous les gaz nuisibles au climat, y compris le méthane, les oxydes d’azote, les CFC…
  • Enfin, nous parlerons désormais du « vivant » pour évoquer l’ensemble des organismes non-humains (plantes, animaux, micro-organismes…) et de « biodiversité » quand il s’agit d’un contexte plus scientifique.

A travers ce nouveau lexique, Imagine entend accorder à la crise climatique toute l’attention qu’elle exige.

Un baromètre genre & diversité

Tous les baromètres effectués par l’Association des Journalistes Professionnels (AJP) débouchent sur le même constat : les femmes, les personnes racisées et les minorités de genre sont sous-représentées dans l’espace médiatique. Si notre rédaction veut penser chaque numéro comme le reflet de la diversité de notre société, nous ne sommes pas exempts de certains biais, profondément ancrés.

A l’occasion de la refonte du magazine, l’équipe a décidé de lancer son propre baromètre, disponible dans chaque numéro. Encore perfectible, cet outil sera amélioré au fil du temps.

Nous avons décidé de débuter modestement, avec une analyse de notre dossier (21 pages).

Ce baromètre est inspiré de ceux de l’AJP et a été conçu avec l’aide précieuse de Florence Le Cam (professeure de journalisme à l’ULB, qui figure aussi parmi le groupe des Pisteurs d’Imagine), Lise Ménalque (assistante-doctorante en sciences de l’information et de la communication à l’ULB) et Sabri Derinöz (chercheur en sciences sociales, qui a notamment été en charge de la première étude de la diversité et de l’égalité portant sur la presse écrite belge francophone au sein de l’AJP).

Il s’appuie d’un côté sur un volet quantitatif pour objectiver chaque numéro et constater les lacunes. Car nous sommes conscients que compter est insuffisant – les chiffres ne disent rien des stéréotypes que nous pourrions reproduire, consciemment ou inconsciemment –, le second volet est davantage qualitatif.

Cet outil est évidemment perfectible et appelé à évoluer avec le regard d’experts, de personnalités de la société civile, de vous, nos lecteurs, avec la ferme intention qu’il puisse nous servir dans nos pratiques rédactionnelles afin d’assurer une meilleure représentation du genre et de la diversité dans nos colonnes.