Aller directement vers le contenu
Couverture du numéro 153

n°153 / novembre-décembre 2022

Un magazine indépendant et alternatif

Dans ce numéro, la rédaction se penche sur la transition écologique, qu’elle débute dans les cantines scolaires ou dans les hôpitaux. On y parle aussi d’humour et de climat avec des professionnels du rire, de ces statues que l’on renverse ou déboulonne avec un historien, de la fonte des glaciers dans l’Hindu Kush Himalaya avec des communautés népalaises, du droit que s’octroient les super-riches à polluer avec des spécialistes des élites, du vertige que nous ressentons face aux multiples crises avec l’écrivain et chercheur Camille de Toledo, de notre surconsommation de minerais avec un géologue, de la nécessité d’avoir un chez-soi avec des jeunes en errance… Bonne lecture !

S'abonner / se procurer

Le voyage terrestre d'Imagine



Description des six territoires d'Imagine

Parcourir les territoires

Sur le volcan

[Au fig. Ce qui est vif, ardent, bouillonnant]

Au clash avec les gros pollueurs. L’été a vu fleurir de nombreuses actions contre les comportements pollueurs, visant en particulier les usagers des jets privés. Depuis, la critique des super-riches semble s’épaissir et les procès en immoralité se multiplient. Décryptage de cette colère montante, dopée par les effets des crises climatiques

“Détruire une statue est un simulacre de mise à mort”. De la Révolution française à aujourd’hui dans les mouvements Black Lives Matter, les statues dans l’espace public cristallisent autour de leur piédestal nombre de revendications et de contestations. On les met à bas pour renverser un pouvoir, une vision du monde. L’historien Bertrand Tillier, professeur d’histoire contemporaine à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, se passionne pour les “conflits de mémoire” qui se jouent à leurs pieds, et publie La disgrâce des statues, aux éditions Payot. Entretien.

La mécanique (grippée) de la modernité. Dans sa chronique “Contre-courants”, Corinne Morel-Darleux nous parle d’automates qui pullulent dans les gares, des failles dans la modernité et d’un joyeux désordre.

Effleurer la colère, maintenir la mémoire. Slameuse et poétesse, Joëlle Sambi rejoint d’autres plumes qui enrichissent les pages de notre beau magazine. Sa première chronique est à lire dans ce numéro 153.

Le sixième continent

[Usuel. Partie étendue du monde)

Crises climatiques et énergétiques : les Belges prêts aux changements

Comment les Belges perçoivent-ils les urgences environnementales ? Quel est leur degré de connaissance de celles-ci ? Qui tiennent-ils pour responsables de la situation en cours ? Où sont les solutions à leurs yeux ? Sont-ils prêts à changer leurs modes de vie ? A accepter l’instauration de mesures fortes ? Imagine a voulu le savoir en commandant une enquête d’opinion réalisée début octobre auprès de 2 000 Belges, dans les trois régions du pays, par l’institut Dedicated. Pour aller un cran plus loin, notre rédaction explore douze mesures basculantes et non consensuelles dans divers secteurs (mobilité, habitat, consommation, énergie, alimentation). De quoi nourrir le débat public à la veille d’un hiver qui s’annonce complexe sur le plan énergétique.

Zones fertiles

[P. méton. Abondantes en récoltes]

Sous le toit du monde, la disparition de la vie d’avant. Dans le meilleur des scénarios, soit une hausse des températures de 1,5 degré d’ici 2100, l’Hindu Kush Himalaya perdra un tiers de ses glaciers. Leur rapide fonte entraîne d’ores et déjà des dégâts irréparables, laissant de nombreuses communautés démunies. Incapable d’indemniser ces dommages considérables, le Népal s’est penché sur la nécessité d’attribuer une valeur monétaire à la dégradation de l’environnement. Que vaut la neige perdue d’une montagne, les croyances holistiques liées aux écosystèmes en voie de disparition, la quiétude d’une vallée balayée par des glissements de terrain ? Reportage.

Fin du monde et fin du mois, plus que jamais le même combat. Pour Arnaud Zacharie, secrétaire général du CNCD-11.11.11, la crise énergétique contraint les gouvernements à subventionner les énergies fossiles pour protéger les ménages contre la flambée des prix, mais elle est aussi une opportunité de répondre simultanément aux problèmes de fin du monde et de fin du mois.

Révolution alimentaire depuis la cantine. Le mouvement en faveur de cantines scolaires à l’alimentation bio et locale est international. A sa tête, une petite municipalité française, Mouans-Sartoux. Reportage dans les Alpes-Maritimes, là où le réfectoire est devenu un symbole. Et détour par Liège et la transformation de sa restauration collective, notamment à l’intercommunale IsoSL, où, marché public après marché public, les repas chauds des écoliers sont convertis au durable.

Le climat, dernier paravant du lobby nucléaire. Sur une pente déclinante à l’échelle mondiale, le nucléaire tient le devant de la scène en Belgique. Répondant à la double urgence climatique et d’indépendance énergétique, la prolongation de la durée de vie de deux réacteurs masque les impasses, à long terme, du renouvellement d’une filière risquée et aux coûts non maîtrisés.

Travailler moins pour retrouver du temps pour soi et réduire son empreinte carbone ? Oui, mais à quel prix ? C’est la question qu’aborde Olivier De Schutter, rapporteur spécial de l’ONU sur l’extrême pauvreté et les droits de l’homme, dans sa chronique UEtopique.

Terra Incognita

[Du latin. Territoire qui n’a pas encore été exploré par l’Homme]

Camille de Toledo et le soulèvement légal de la Terre. Tournant le dos aux “trois cimetières du 20e siècle” - le communisme, le fascisme et le capitalisme - l’écrivain et chercheur Camille de Toledo plaide pour un tournant écopolitique sur la base de sa passionnante expérience du Parlement de la Loire visant à donner une personnalité juridique au fleuve. Dialogue avec un artiste-pollinisateur qui essaime faute de pouvoir monter aux barricades.

Une consommation explosive de minerais. Quelques chiffres, parfois, permettent de mettre les choses à plat. Nous avons souvent peu conscience de notre usage des ressources – les métaux et minerais ne font pas exception. Constats et perspectives en chiffres, avec les commentaires d’Eric Pirard, géologue, professeur de l’ULiège en ressources minérales.

Quelles énergies, disponibles jusqu’à quand et à quelles fins ? Vincent Calay et Frédéric Claisse, chercheurs à l’Institut wallon de l’évaluation, de la prospective et de la statistique (Iweps) explorent ces questions, au cœur d’une consommation prospective à (ré)inventer dans leur chronique.

L’hôpital en transition. La responsabilité environnementale du secteur hospitalier a longtemps été négligée. Dépendant du pétrole et de ses dérivés, émetteur d’au moins 5 % des émissions de CO2 nationales, il doit effectuer sa transition. Ce qui passera par une remise en question des pratiques médicales, des habitudes des soignants, des critères retenus pour les marchés publics, de la place qu’accordent les directions au développement durable, la coordination entre les nombreuses initiatives émanant du personnel et un soutien accru des politiques publiques. Un vaste chantier que des professionnels estiment avant tout éthique.

Les confluents

[P. analogie. Point de rencontre de deux ou plusieurs voies]

L’humour face aux crises environnementales. Face aux anxiogènes dérèglements climatiques, un “humour vert” commence à se frayer un chemin dans la culture populaire. Parler de la crise sur un nouveau ton permettrait ainsi de décompresser mais aussi d’éveiller les consciences, voire de mobiliser. Entre blagues perçues comme moralisatrices et dédramatisation nécessaire mais pernicieuse, l’équilibre est toutefois difficile à trouver. Tour d’horizon avec des professionnels du rire.

Naufrage à la banque. La chronique d’Yves Allié, typographe et imprimeur, raconte un rendez-vous manqué dans une institution bancaire.

@Home : l’errance derrière soi. Dans la maison d’accueil pour jeunes en errance @Home 18-24, implantée à Forest et gérée par Les Petits Riens, le suivi individuel se conjugue avec une vie communautaire complexe, mais porteuse d’espoirs. Reportage entre les murs d’un lieu vivant et libérateur.

Aimer s’apprend-t-il ? Comment (ré)apprendre à faire l’amour ? Vaste question philosophique qui convoque notre corps, notre esprit et nos imaginaires et que Gaëlle Jeanmart, de l’asbl Philocité, décrypte dans sa chronique.

Au large

[Adv. Dans un espace étendu, profondément]

Les nouveaux mondes d’Alessandro Pignocchi. Soutenant un basculement du monde, l’auteur de BD et écologiste Alessandro Pignocchi dialogue avec l’anthropologue Philippe Descola dans Ethnographies des mondes à venir. Une auscultation des raisons de notre déconnexion au vivant. Un essai brillant et subversif qui dessine le chemin d’une nouvelle relation à la « nature ». Rencontre avec un dessinateur inclassable.

Nos coups de cœur culturels.

La ritournelle. Dans sa chronique, l’écrivain Philippe Marczewski explore Gourdinne, entité de Walcourt, dans l’Entre-Sambre-et-Meuse, sa rue d’En Bas et sa rue d’En Haut et ses arbres qui, dépouillés de trop de feuilles dans la sécheresse de l’été, semblent avoir perdu le sens du temps qui passe.

dans ce numéro

Entre les pages

  • Aperçu d'une page de contenu du numéro en cours
  • Aperçu d'une page de contenu du numéro en cours
  • Aperçu d'une page de contenu du numéro en cours
  • Aperçu d'une page de contenu du numéro en cours
  • Aperçu d'une page de contenu du numéro en cours
  • Aperçu d'une page de contenu du numéro en cours

Imagine est un éditeur indépendant. Il vit en priorité grâce à ses lecteurs. Abonnez-vous et contribuez au développement d’un projet de presse original, alternatif et sans but lucratif.

S’abonner